SOUTIEN SCOLAIRE PRIVÉ : UN BOOM MONDIAL

Une pratique qui ne date pas d’hier en Asie, le soutien scolaire à domicile est aujourd’hui de plus en plus présent en Europe. Une tendance dictée par l’anxiété des parents au sujet du résultat scolaire de leurs enfants.

N’est plus endémique de l’Asie

Selon la Revue d’éducation de Sèvres, cette pratique autrefois type des pays asiatiques s’étende en Europe, à l’exception de l’Europe du Nord où les cours de soutien sont dispensés au sein même de l’établissement scolaire.

Par contre, le chercheur Mark Bray nous fait savoir qu’en Allemagne, 15 % des élèves suivent des cours particuliers. La pratique est encore plus présente en Espagne (20 %), en Pologne (50 %), au Portugal (54 %), en Hongrie (60 %). Pour le cas de la France, 25 % des collégiens et 33 % des lycéens bénéficient d’un soutien scolaire privé. Le développement du tutorat n’est autre que le résultat d’une compétition entre familles. En effet, la société actuelle place les familles dans une situation de compétition.

Paradoxe : soutien pour les plus doués

D’ordre général, cette aide à domicile bénéficie surtout aux élèves qui ont des résultats scolaires moyens, voire bons, et rarement ceux qui ont des difficultés. Tout simplement parce que l’objectif est de prendre de l’avance sur les collègues de la classe, comme ce qui se passe au Japon. Dans ce pays très travailleur, il existe même des écoles spécialisées dans le soutien scolaire. En France, ces établissements spécialisés ont enregistré 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit l’équivalent du 10 % du budget du ministère de l’Éducation nationale.

 

Dans un pays comme le Bénin, le tutorat est considéré comme une solution pour pallier les problèmes liés aux grèves à répétition et à la sous-qualification des enseignants qui sévissent au système éducatif.

 

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